Enfants : manger mieux

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Bien manger pour les juniors

L’enfance est une période privilégiée pour développer le plaisir de manger varié et l’envie de bouger quotidiennement. Cet apprentissage passe notamment par l’expérimentation et l’observation du comportement des adultes. Manger et bouger avec son enfant lui permet d’assimiler à la fois des habitudes de vie pour grandir en pleine santé, mais aussi d’intégrer les conditions dans lesquelles le faire. Car manger est un acte convivial et social autant qu’un besoin fondamental.

En quoi est-ce important ?

Pendant les douze premières années de sa vie, l’enfant va grandir d’environ un mètre et grossir de presque 40 kilos. Cette croissance optimale est assurée par la qualité de l’ensemble des aliments consommés ainsi que par des quantités adaptées à son âge et à son activité physique.
Il convient ainsi de favoriser une alimentation diversifiée, en proposant des repas et des collations variés en lien avec les produits de saison.
L’enfant passe par des périodes de plus ou moins grande ouverture aux nouveautés alimentaires (cf. FAQ 1) ; favoriser son intérêt à goûter, même de toutes petites quantités, de tous les mets servis lors des repas familiaux, lui permet de les connaître et peut-être de les consommer en plus grande quantité une prochaine fois. Ceci afin que les repas pris à l’extérieur du domicile, par exemple chez des amis ou lors des camps scolaires, puissent être envisagés sans souci.

A quoi faut-il penser ?

L’alimentation d’un enfant n’est pas très différente de celle des adultes qui l’entourent, mis à part la consommation d’alcool et de boissons riches en caféine. Les repas sont dès lors l’occasion de partager les mêmes plats, seules les quantités varient en fonction de l’âge. La variété est ainsi à rechercher pour tous (cf. FAQ Bien manger pour les adultes).
Les adultes préparant les repas privilégieront les aliments suivants:

  • Proposer plusieurs fois par jour des fruits et des légumes sous différentes formes, en salade, cuits, en tarte, en soupe, en sauce, en purée, en compote, en jus, les possibilités sont infinies (cf. FAQ Bien manger pour les adultes  : 5 portions de légumes, est-ce seulement un slogan publicitaire pour les maraîchers ?)
  • Veiller à ce que la consommation de calcium de l’enfant soit suffisante, car le capital osseux se développe jusqu’à 25 ans environ mais pas au-delà. Les produits laitiers sont une excellente source de calcium et sont à privilégier plusieurs fois par jour s’ils sont tolérés.
  • Privilégier l’eau du robinet comme boisson de table. Elle est en effet, la boisson la mieux adaptée lorsque l’enfant a soif, la seule à hydrater pleinement. En Suisse, elle est économique, écologique et facile d’accès, il n’y a donc pas lieu d’acheter d’eau minérale en bouteille, sauf exception.
  • Accorder une petite place aux produits sucrés (bonbon, sirop, boisson sucrée, jus de fruit sucré, dessert lacté, biscuit, chocolat, pâtisserie, etc). Les proposer plutôt en fin de repas, où l’estomac est plein et le brossage des dents facile, plutôt qu’en grignotage pendant la journée.
  • Répartir l’alimentation de l’enfant sur plusieurs repas et éviter les multiples collations tout au long de la journée. Arriver à table en ayant faim, manger suffisamment au repas jusqu’à être rassasié permet à l’enfant d’explorer ses sensations alimentaires, d’arriver peu à peu à se connaître et à ne pas manger juste par opportunité.
  • Partager les moments de repas avec l’enfant, l’inciter à participer à la préparation, au service ou au rangement des plats, donnent l’occasion à chacun de développer ses préférences alimentaires, sa connaissance de la cuisine, des aliments ou la façon de se comporter à table.

Envie d'en SAVOIR plus ?

  • Société Suisse de Nutrition
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  • Conseils pour des dix-heures et des goûters sains
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  • Idées de collations originales
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  • Disque de l'alimentation
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  • Feuille d'information sur l'alimentation des enfants
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  • Société Suisse de Pédiatrie
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  • Promotion Santé Suisse
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  • Boissons sucrées
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  • Recommandations alimentation et activité physique : enfants de 2 à 3 ans
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  • Recommandations alimentation et activité physique : enfants de 3 à 6 ans
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  • Recommandations alimentation et activité physique : enfants de 7 à 12 ans
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  • Trucs et astuces: alimentation et mouvement pour enfants de 0 à 4 ans (guide)
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  • Trucs et astuces: alimentation et mouvement pour enfants de 4 à 8 ans (guide)
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  • Senso5
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  • Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV)
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  • Stratégie suisse de nutrition 2017–2024
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  • Programme national français nutrition santé
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  • Le guide des parents : 0 à 18 ans
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Questions fréquentes (FAQ)

Questions

Réponses

Il est très classique que l’enfant, aux environs de deux ans, se mette à refuser des aliments jusque-là très appréciés : c’est la période de « néophobie alimentaire » où toute nouveauté est inquiétante. Continuer à présenter à l’enfant des aliments variés, sans trop insister lors de refus, mais en privilégiant un contexte de repas agréable, permet généralement à l’enfant de dépasser ses craintes. Il est recommandé de lui proposer un même aliment jusqu’à 15 fois sous la même forme (15 fois des aubergines à la tomate, 15 fois du caviar d’aubergines, 15 fois de la moussaka, etc.) avant de le laisser dire qu’il n’aime pas le produit en question.

Le mythe du petit déjeuner obligatoire avant de partir à l’école n’a plus lieu d’être. Suivre ses sensations alimentaires et manger en cas de faim, implique de ne pas forcer un enfant, ou un adulte d’ailleurs, à manger très tôt le matin, si cela lui semble impossible.  Par contre, manger le matin est important pour recharger l’organisme en énergie.
Ainsi, à chacun de trouver le rythme qui lui convient : certains aiment manger un solide petit déjeuner au saut du lit et n’ont pas besoin d’en-cas à la récréation, d’autres préfèrent boire du lait ou un jus de fruit avant de partir, pour mieux apprécier le petit pain ou le sandwich de dix heures. Une petite collation, sans que cela représente un pique-nique en milieu de matinée, permet d’arriver au repas de midi en ayant faim.

Les enfants ne sont pas des clones ; selon les périodes de leur vie, mais aussi selon les enfants, et même entre frères et sœurs, le comportement alimentaire peut être très différent.
Ainsi, plus que la comparaison avec un autre enfant du même âge, il convient de se demander si l’enfant suit ses courbe de taille et de poids vérifiées par le-la pédiatre. S’il n’est pas anormalement fatigué ou malade et qu’il a du plaisir à jouer, ces signes indiquent alors qu’il mange suffisamment. Sinon, ne pas hésiter à en parler avec le-la pédiatre à la prochaine consultation.

Manger à midi fait partie du mode de vie usuel en Suisse et donne l’occasion de faire une pause bienvenue, tout comme de se recharger en énergie. Le repas proposé à l’école est généralement complet, son équilibre alimentaire est parfois même certifié (Fourchette verte par exemple).
Les alternatives au repas du restaurant scolaire sont multiples et n’offrent souvent pas le même rapport quantité-prix : repas amené du domicile, sandwiches, plats du traiteur, voire rien du tout pour certains, afin d’économiser ou d’acheter autre chose. Ils procurent néanmoins un sentiment d’autonomie et de liberté aux enfants. Discuter avec son enfant de ses choix à midi, proposer des alternances entre les différentes solutions et rester concerné par ce qu’il mange et boit hors de la maison, fait partie de l’éducation alimentaire. Cela permet aussi, certaines fois, de compenser lors du repas du soir ce que l’enfant n’a pas pris à midi.

Interdire ou diaboliser certains aliments ne les rend, finalement, que plus attirants. Par contre, gérer avec les enfants leur consommation de produits sucrés (bonbons, chocolats, biscuits, pâtisseries, sirops, sodas, thé froid, etc.) fait également partie de l’éducation alimentaire. Chaque famille peut trouver son mode de consommation, par exemple boire de l’eau à table et réserver les boissons sucrées aux occasions particulières. Proposer de temps en temps des biscuits ou de la pâte à tartiner au chocolat au goûter, mais aussi des fruits, du pain ou des galettes, favorise la découverte de multiples aliments.

Sans produits laitiers, il est très difficile d’assurer la couverture des besoins en calcium des enfants. Les légumes verts, les fruits oléagineux comme le sésame ou les amandes, contiennent du calcium, mais son absorption n’est pas aussi bonne que celle des produits laitiers et il est souvent délicat d’en consommer suffisamment : 2 dl de lait apportent autant de calcium qu’un demi-sachet d’amandes (soit 100 g). Il est plus facile de boire un verre de lait que de manger chaque jour 100 g de fruits oléagineux, par ailleurs très riches en graisses.
En cas d’intolérances ou d’allergies aux produits laitiers, il convient de les éviter et de leur trouver des alternatives riches en calcium (certaines eaux minérales, produits à base de soja enrichis en calcium, par exemple), mais de ne pas les supprimer sans raison valable. Ne pas hésiter à en parler avec le-la pédiatre ou avec un-e diététicien-ne pour adapter l’alimentation de l’enfant en fonction de son intolérance ou allergie.

L’eau du robinet est la boisson de table idéale, car elle est facilement disponible, économique et écologique (pas d’emballage à éliminer). Ne pas hésiter à la proposer à chaque repas et à chaque occasion où l’enfant a soif, car c’est aussi la seule boisson qui réhydrate vraiment. Les sirops sont des boissons sucrées à réserver aux occasions particulières et les jus de fruits (100% jus de fruits) peuvent remplacer une fois par jour une portion des fameux 5 fruits et légumes par jour.

Un enfant dès l’âge de un an peut partager le repas familial et il n’y a pas lieu de lui donner des produits alimentaires spéciaux. L’industrie agro-alimentaire laisse parfois penser qu’il faut des aliments très spécifiques aux enfants mais, la plupart du temps, c’est le marketing qui dicte ces conseils plus que l’évidence nutritionnelle.